Exposition aux particules fines (i57)

En 2024, la concentration moyenne de particules fines (PM2,5) pondérée par la population en Belgique était de 7,5 microgrammes par mètre cube. Pour atteindre lʹobjectif de développement durable dʹici 2030, ce chiffre doit être ramené à 5 microgrammes par mètre cube. En prolongeant la tendance observée depuis 2005, cet objectif ne sera pas atteint (données disponibles en novembre 2025). Lʹexposition aux particules fines évolue donc de façon défavorable.

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Exposition aux particules fines - Belgique - évaluation de la tendance

microgrammes PM2,5 par mètre cube, moyenne pondérée par la population

 200020052010201520202023202420252030
observations--20.017.112.48.98.57.5----
tendance et extrapolation (novembre 2025)--21.316.913.110.18.58.07.66.3
objectif 20305.05.05.05.05.05.05.05.05.0

Source: CELINE (2025), communication directe (22/09/2025).

Exposition aux particules fines - Belgique et comparaison internationale

microgrammes PM2,5 par mètre cube, moyenne pondérée par la population

 20052010201520162020202120222022//20052022//2017
Belgique18.418.913.112.79.410.710.1-3.5-4.2
UE2719.717.314.813.811.211.411.4-3.2-4.2
//: Taux de croissance moyens

Source: Agence européenne de l'environnement (2025), Air Quality Health Risk Assessments (Countries), https://discomap.eea.europa.eu/App/AQViewer/index.html?fqn=Airquality_Dissem.ebd.countries_and_nuts&ScenarioDescription=Baseline%20from%20WHO%202021%20AQG&UrbanisationDegree=All%20Areas%20(incl.unclassified)&Year=2022&Sex=Total (consulté le 22/09/2025).

Exposition aux particules fines selon la Région - Belgique

microgrammes PM2,5 par mètre cube, moyenne pondérée par la population

 2005201020152018202020242024//20052024//2019
Région de Bruxelles-Capitale19.519.614.213.19.210.0-3.4-2.4
Région flamande21.618.613.413.610.410.1-3.9-3.5
Région wallonne17.213.410.09.96.27.2-4.4-2.4
//: Taux de croissance moyens

Source: CELINE (2025), communication directe (22/09/2025).

Définition: l’exposition aux particules fines (PM2,5) concerne les concentrations de particules de diamètre inférieur à 2,5µm, exprimées en microgrammes par mètre cube d’air (µg/m³). Ces particules sont principalement issues de processus de combustion (chauffage des bâtiments, moteurs…) et de certaines activités industrielles et agricoles. En raison de la plus forte concentration d’activités de ce type dans les zones urbaines, les concentrations y sont mesurées en plus grand nombre, mais des mesures sont également réalisées dans les zones rurales. Pour calculer cet indicateur, les concentrations mesurées sont pondérées en fonction de la population. Les données belges (y compris régionales) sont rassemblées par la Cellule interrégionale de l’environnement (www.irceline.be) qui effectue une pondération des observations des stations de mesure. Pour les pays de l’UE, l’Agence européenne de l’environnement (AEE) rassemble ces données et utilise ses propres pondérations, légèrement différentes de celles utilisées par la Cellule interrégionale de l’environnement.

Pour cet indicateur la ventilation suivante est disponible : région.

Objectif: l’exposition aux particules fines ne peut dépasser un niveau maximum de 5 μg/m³ (concentration moyenne annuelle).

Les objectifs de développement durable ou SDG adoptés par l'ONU en 2015 comprennent le sous-objectif 11.6: "D’ici à 2030, réduire l’impact environnemental négatif des villes par habitant, y compris en accordant une attention particulière à la qualité de l’air et à la gestion, notamment municipale, des déchets".

La Vision stratégique fédérale à long terme de développement durable inclut l’objectif 35: "Les émissions de polluants, tels que (…) particules fines, (…) seront considérablement réduites et la pollution de l'air (intérieur et extérieur), de l'eau et des sols n'aura plus d'incidence significative, directe ou indirecte, ni sur la santé ni sur l'environnement" (Moniteur belge, 08/10/2013).

Finalement, l’organisation mondiale de la santé (OMS), propose dans ses recommandations (WHO global air quality guideline) de 2021, un niveau maximum de 5μg/m³ pour les concentrations moyennes annuelles de PM2,5.

Indicateur ONU: l’indicateur choisi correspond à 11.6.2 - Niveau moyen annuel de particules fines (PM2,5 et PM10, par exemple) dans les villes, pondéré en fonction du nombre d’habitants.

Sources