Exposition aux particules fines

En 2017, la concentration moyenne de particules fines (PM2,5) pondérée par la population en Belgique était de 12,9 microgrammes par mètre cube. Pour atteindre lʹobjectif de développement durable dʹici 2030, ce chiffre doit être ramené à 10 microgrammes par mètre cube. En prolongeant la tendance observée depuis 2000, cet objectif sera atteint. Lʹexposition aux particules fines évolue donc de façon favorable.

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Exposition aux particules fines - Belgique - évaluation de la tendance

microgrammes PM2,5 par mètre cube, moyenne pondérée par la population

 200020052010201520162017202020252030
observations14.515.017.713.513.312.9------
tendance et extrapolation14.216.517.214.614.013.412.010.710.0
objectif 203010.010.010.010.010.010.010.010.010.0

Eurostat (2018), Exposition de la population urbaine à la pollution de l'air par les particules fines [sdg_11_50], https://ec.europa.eu/eurostat (consulté le 29/09/2018); calculs BFP.

Exposition aux particules fines - Belgique et comparaison internationale

microgrammes PM2,5 par mètre cube, moyenne pondérée par la population

 20002005201020122015201620172017//20002017//2012
Belgique14.515.017.716.113.513.312.9-0.7-4.3
UE2814.415.518.116.814.613.814.1-0.1-3.4
//: Taux de croissance moyens

Eurostat (2019), Exposition de la population urbaine à la pollution de l'air par les particules fines [sdg_11_50], https://ec.europa.eu/eurostat (consulté le 27/03/2019).

Définition: l’exposition aux particules fines (PM2,5) mesure les concentrations de particules de diamètre inférieur à 2,5µm relevées dans les villes belges, exprimées en microgrammes par mètre cube d’air (µg/m³). Ces particules sont principalement émises lors de processus de combustion (moteurs, chaudières…) et dans certaines activités industrielles et agricoles. En raison de la plus forte concentration d’activités de ce type dans les zones urbaines, les concentrations y sont mesurées en priorité. Pour calculer cet indicateur, les concentrations mesurées sont pondérées en fonction de la population. Les données sont rassemblées par la Cellule interrégionale de l’environnement et disponibles sur le site d’Eurostat.

Objectif: l’exposition aux particules fines ne peut dépasser un niveau maximum de 10 μg/m³ (concentration moyenne annuelle).

Les objectifs de développement durable ou SDG adoptés par l'ONU en 2015 comprennent le sous-objectif 11.6: "D’ici à 2030, réduire l’impact environnemental négatif des villes par habitant, y compris en accordant une attention particulière à la qualité de l’air et à la gestion, notamment municipale, des déchets".

La Vision stratégique fédérale à long terme de développement durable inclut l’objectif 35: "Les émissions de polluants, tels que (…) particules fines, (…) seront considérablement réduites et la pollution de l'air (intérieur et extérieur), de l'eau et des sols n'aura plus d'incidence significative, directe ou indirecte, ni sur la santé ni sur l'environnement" (Moniteur belge, 08/10/2013). Finalement, l’organisation mondiale de la santé (OMS), dans ses Lignes directrices OMS relatives à la qualité de l’air – mise à jour mondiale 2005 propose un niveau maximum de 10μg/m³ pour les moyennes annuelles de concentration de PM2,5.

Évolution: les concentrations moyennes de particules fines étaient stables autour de 15µg/m³ entre 2000 et 2005, puis ont rapidement augmenté jusque 21µg/m³ en 2007. Depuis lors, ces concentrations moyennes ont régulièrement diminué pour atteindre 12,9µg/m³ en 2017.

Comparaison internationale: entre 2000 et 2017, les concentrations moyennes observées en Belgique sont à des niveaux comparables à ceux de l’UE28. Lorsque les États membres sont répartis en trois groupes, la Belgique fait partie du groupe qui a des performances moyennes et fait mieux que la moyenne européenne en 2017.

Indicateur ONU: l’indicateur choisi correspond à 11.6.2 - Niveau moyen annuel de particules fines (PM2,5 et PM10, par exemple) dans les villes, pondéré en fonction du nombre d’habitants.

Sources