Pollution sonore (i57)

En 2021, la part de la population qui déclarait être affectée par le bruit des voisins ou le bruit de la rue était de 14,5% en Belgique. Pour atteindre lʹobjectif de développement durable en 2030, ce chiffre doit diminuer. La tendance entre 2004 et 2019 est favorable (évaluation de novembre 2021; sans tenir compte de 2020, car la pandémie de Covid-19 a impacté la collecte des données).

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Pollution sonore - Belgique et comparaison internationale

pourcentage de la population

 2004200520102013201520182019202020212018//20042018//20132021//2019
Belgique24.923.318.917.518.017.716.014.514.3-2.40.2-5.5
UE27----20.619.118.318.217.317.2-----1.0--
//: Taux de croissance moyens

rupture de série: BE 2019; collecte des données BE 2020 impactée par la pandémie de Covid-19

Statbel; Eurostat (2021), European Union Statistics on Income and Living Conditions (EU-SILC), ilc_mddw01, https://ec.europa.eu/eurostat (consulté le 20/10/2021).

Pollution sonore selon le sexe - Belgique

pourcentage de la population

 200520102013201520182019202020212018//20052018//20132021//2019
femmes24.019.418.018.817.615.714.514.4-2.4-0.4-4.2
hommes22.518.217.117.318.016.414.414.2-1.71.0-6.9
//: Taux de croissance moyens

rupture de série: 2019; collecte des données 2020 impactée par la pandémie de Covid-19

Statbel (2021), communication directe, 21/06/2021.

Pollution sonore selon le revenu - Belgique

pourcentage de la population

 2004200520102013201520182019202020212018//20042018//20132021//2019
en dessous de 60% du revenu médian équivalent30.326.924.122.526.023.719.818.620.1-1.71.00.8
au dessus de 60% du revenu équivalent médian24.122.618.016.616.616.615.413.813.5-2.60.0-6.4
//: Taux de croissance moyens

rupture de série: 2019; collecte des données 2020 impactée par la pandémie de Covid-19

Statbel; Eurostat (2021), European Union Statistics on Income and Living Conditions (EU-SILC), ilc_mddw01, https://ec.europa.eu/eurostat (consulté le 20/10/2021); Statbel (2022), communication directe, 20/09/2022.

Définition: cet indicateur mesure la part de la population qui déclare être affectée par le bruit des voisins ou le bruit de la rue. La sensibilité au bruit est subjective. Une variation de l'indicateur peut être due aussi bien à un changement dans le niveau réel du bruit qu'à un changement dans la sensibilité au bruit des personnes interrogées.

Les données relatives à cet indicateur sont basées sur l'enquête Statistics on Income and Living Conditions (EU-SILC) de l'Union européenne. Statistics Belgium organise en Belgique cette enquête harmonisée au niveau de l'UE et en met les résultats à disposition, notamment d'Eurostat. 2004 est la première année pour laquelle des données européennes harmonisées ont été collectées pour calculer l'indicateur. Les données utilisées ici proviennent d'Eurostat qui publie des résultats détaillés et comparables entre les États membres de l'UE. Comme ces données sont basées sur des enquêtes, il faut tenir compte d’une marge d’incertitude. Les intervalles de confiance correspondant à ces données sont disponibles sur demande auprès de Statistics Belgium.

À partir de 2019, la méthodologie de l’enquête a été revue en profondeur pour une meilleure précision. En 2020, c’est la pandémie de Covid-19 qui a impacté la collecte des données. De ce fait, il est difficile de comparer les résultats de SILC 2020 avec ceux des années précédentes. (Statbel, 2021). En conséquence, ils ne sont pas utilisés pour calculer et évaluer la tendance à long terme.

Objectif: la part de la population affectée par le bruit doit diminuer..

Les objectifs de développement durable ou SDG adoptés par l'ONU en 2015 comprennent deux sous-objectifs évoquant l'accès à un logement adéquat (11.1 "D’ici à 2030, assurer l’accès de tous à un logement et des services de base adéquats et sûrs, à un coût abordable, et assainir les quartiers de taudis") et la réduction de l'impact environnemental des villes (11.6 "D’ici à 2030, réduire l’impact environnemental négatif des villes par habitant, y compris en accordant une attention particulière à la qualité de l’air et à la gestion, notamment municipale, des déchets").

La Vision stratégique fédérale à long terme de développement durable inclut l'objectif 25 "l’utilisation des moyens de transport produira le plus faible niveau possible (…) de nuisances sonores". En outre, le préambule du premier défi mentionne le logement décent comme une des conditions préalables au bien-être.

Enfin, l'OMS a publié en 2018 des Lignes directrices relatives au bruit dans l'environnement dans la région européenne (OMS, 2018), qui fournissent des recommandations en termes de niveau maximum de bruit auquel les populations devraient être exposées. L'OMS mentionne également que le "bruit est l’un des risques environnementaux majeurs pour la santé physique et mentale" (OMS, 2019).

Il est donc considéré que la part de la population qui déclare qu'elle est affectée par le bruit des voisins ou le bruit de la rue doit diminuer.

Évolution: cet indicateur a régulièrement diminué, passant de 24,9% en 2004 à 14,3% en 2021 (avec la nouvelle méthodologie utilisée à partir de 2019).

Comparaison internationale: la part de la population affectée par le bruit est en Belgique légèrement inférieure à la moyenne européenne. Entre 2010 et 2020, cet indicateur a diminué de 20,6 à 17,6% pour l'UE27 et de 18,9% à 14,5% pour la Belgique. Lorsque les États membres sont répartis en trois groupes, la Belgique fait partie du groupe qui a des performances moyennes et fait mieux que la moyenne européenne en 2019. Cette année-là, l’Estonie était à la première place avec 8,2% et Malte à la dernière avec 28,3%.

Ventilation selon la Région: la part de la population affectée par le bruit en 2021 est, avec la nouvelle méthodologie utilisée à partir de 2019, de 20,9% à Bruxelles (IC95% 18,0 – 23,8), de 11,4% en Flandre (CI95% 10,1 – 12,7), de 17,4% en Wallonie (IC95% 14,5 – 20,3) et de 14,3% en Belgique (IC95% 13,1 – 15,5). La comparaison entre Régions et l’analyse de l’évolution dans le temps de ces indicateurs doit prendre en compte l’amplitude des intervalles de confiance.

Ventilation selon le sexe: en 2021, la part de la population affectée par le bruit était de 14,2% pour les hommes et 14,4% pour les femmes.

Ventilation selon le revenu: la pollution sonore est particulièrement présente chez les personnes présentant un risque de pauvreté (ayant un revenu inférieur à 60% du revenu équivalent médian). Pour cette catégorie, cet indicateur est plus élevé que pour les autres personnes (ayant un revenu supérieur à 60% du revenu équivalent médian). Pour les personnes à risque de pauvreté, cet indicateur a diminué de 29 à 24% entre 2003 et 2018, tandis qu'il diminue de 24 à 17% pour les autres personnes. En 2021, avec la nouvelle méthodologie utilisée à partir de 2019, ces valeurs étaient de 20,1% (en dessous de 60% du revenu médian) et 13,5% (au-dessus de ce niveau).

Indicateur ONU: l’indicateur choisi ne correspond à aucun indicateur de suivi des SDG, mais est relié au sous-objectif 11.6, qui demande de réduire l'impact environnemental négatif des villes, ce qui inclut les nuisances sonores.

Sources