Consommation de viande

En 2019, la consommation apparente de viande en Belgique était de 206 grammes par jour par habitant. Pour atteindre lʹobjectif de développement durable dʹici 2030, ce chiffre doit diminuer. La tendance entre 2005 et 2019 (évaluation de juin 2021) est favorable.

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Consommation de viande - Belgique et comparaison internationale

g/jour/habitant

 2005201020142015201820192019//20052019//2014
Belgique273.6225.9221.3214.7206.1206.0-2.0-1.4
UE27184.3184.4184.7189.1195.1------
//: Taux de croissance moyens

Calculs BFP sur la base de Statistics Belgium (2020), Bilans d'approvisionnement en viande, https://statbel.fgov.be/ et de OECD (2020), Consommation de viande, https://data.oecd.org/fr/agroutput/consommation-de-viande.htm (consulté le 14/08/2020).

Définition: la consommation apparente de viande est calculée à partir des bilans d’approvisionnement en additionnant la production et les importations de viande et en soustrayant les exportations de viande. Les données de consommation apparente de viande sont agrégées à partir des bilans distincts pour la viande bovine, porcine, de volaille, ovine, caprine, équine, de lapins, de gibiers et les abats. Les données pour l'Union européenne ne prennent en compte que les 4 premières catégories, qui représentent plus de 90% du total. Elles sont exprimées en poids de carcasse (poids de la viande et des os). La consommation apparente de viande par habitant est définie comme le rapport entre la consommation apparente de viande et le nombre d’habitants. L'indicateur est exprimé en grammes par jour par habitant. A titre d'information, les facteurs de conversion du poids de carcasse en poids au détail sont de 0,70 pour la viande bovine, 0,78 pour le porc et 0,88 pour le mouton et la volaille. L'indicateur est calculé par le BFP sur la base des données provenant de Statistics Belgium pour la Belgique et de l'OCDE pour l'Union européenne.

Objectif: réduire la consommation excédentaire de protéines animales.

Les objectifs de développement durable ou SDG adoptés par l'ONU en 2015 comprennent le sous-objectif 2.2: "D’ici à 2030, mettre fin à toutes les formes de malnutrition, y compris en atteignant d’ici à 2025 les objectifs arrêtés à l’échelle internationale relatifs aux retards de croissance et à l’émaciation chez les enfants de moins de 5 ans, et répondre aux besoins nutritionnels des adolescentes, des femmes enceintes ou allaitantes et des personnes âgées".

La Vision fédérale à long terme sur le développement durable inclut l'objectif 28: "L’impact environnemental et social de nos modes de production et de consommation alimentaires sera considérablement réduit" (Moniteur belge, 08/10/2013). La consommation de viande augmente, en effet, le risque de maladies cardio-vasculaires et la probabilité de certains cancers (Conseil supérieur de la santé, 2013). De plus, la production de viande à un impact sur l'environnement, que ce soit, par exemple, en termes d'émissions de gaz à effets de serre ou de consommation d'eau (FAO, 2006).

Évolution: la consommation apparente de viande diminue régulièrement en passant de 274 g/jour/habitant en 2005 à 201 g/jour/habitant en 2016. Elle augmente ensuite légèrement pour atteindre 206 g/habitant/jour en 2018 et 2019.

Comparaison internationale: la consommation apparente de viande dans l'UE27 est restée stable entre 2005 et 2018, même s'il y a une légère tendance à la hausse depuis 2015, alors que sur la même période cette consommation a diminué en Belgique. En termes absolus la Belgique consomme, par contre, plus que l'UE27: respectivement 206 et 195 g/jour/habitant en 2018.

Ventilation selon la Région: ne peut pas être présentée car des données comparables ne sont actuellement pas disponibles.

Indicateur ONU: l’indicateur choisi ne correspond à aucun indicateur de suivi des SDG, mais est relié au sous-objectif 2.2 car la consommation trop élevée de viande est une facette de la malnutrition.

Sources