Congestion routière

En 2016, l’automobiliste belge moyen passait 38h49 dans les encombrements. Pour atteindre lʹobjectif de développement durable dʹici 2030, ce chiffre doit diminuer.

The chart will appear within this DIV.

Congestion routière - Belgique et comparaison internationale

heures passées par automobiliste moyen par an

 2014201520162016//2014
Belgique35.835.938.84.1
Allemagne29.529.629.50.0
France29.129.329.91.5
Pays-Bas30.430.531.51.9
//: Taux de croissance moyens

Commission européenne (2018), Hours spent in road congestion annually, https://ec.europa.eu/transport/facts-fundings/scoreboard/compare/energy-union-innovation/road-congestion_en (consulté le 04/10/2018).

Définition: le nombre d’heures passées par un automobiliste moyen dans les embouteillages chaque année. Son calcul suppose 2 trajets quotidiens de 30km (lors des heures de pointe du matin et du soir) et 220 jours de travail par an. Cet indicateur est calculé à partir des données de vitesse reçues des systèmes de navigation des voitures (Christidis et Ibañez Rivas, 2012). Les données proviennent de la Commission européenne.

Objectif: la congestion sur les routes doit diminuer.

Les objectifs de développement durable ou SDG adoptés par l'ONU en 2015 comprennent le sous-objectif 9.1: "Mettre en place une infrastructure de qualité, fiable, durable et résiliente, y compris une infrastructure régionale et transfrontière, pour favoriser le développement économique et le bien-être de l’être humain, en privilégiant un accès universel, financièrement abordable et équitable". L'inadéquation entre les infrastructures et la demande des utilisateurs entraine la congestion d’un réseau de transport. Celle-ci a des impacts économiques (durée et coût du transport plus élevés). En outre, elle limite l’accès effectif aux infrastructures.

La Vision stratégique fédérale à long terme de développement durable inclut l'objectif 22: "Toute personne aura accès à un mode de transport dont les émissions de gaz à effet de serre et de polluants, les impacts sur la biodiversité et sur la qualité de vie sont aussi faibles que possible" (Moniteur belge, 08/10/2013). La congestion d’un réseau de transport a des impacts sociaux (impacts variables sur différentes catégories de population, transports urgents bloqués) et environnementaux (consommation d’énergie et pollution plus élevées).

Évolution: l’indicateur de congestion sur les routes a augmenté en Belgique, allant de 35h50 passées dans les embouteillages en 2014 à 38h49 en 2016 (+8%). Cette tendance est confirmée par des indicateurs régionaux calculés sur la base d'autres données. En Région flamande, l’indicateur Filezwaarte op het snelwegennet, publié depuis 2012 (Studiedienst Vlaamse Regering, 2017), montre également une tendance à l’augmentation. En Région wallonne, le taux d’utilisation des capacités des autoroutes est publié depuis 1990 (IWEPS, 2018, à partir de données du SPW - DG01 – Routes et bâtiments). Il est lui aussi en augmentation continue.

Comparaison internationale: la Belgique (39 heures par an en 2016) est un des pays européens où cet indicateur est le plus élevé. Sur les 26 pays considérés (EU28 sauf Chypre et Malte), seul le Royaume-Uni montre une moins bonne performance. Pour les 3 pays voisins, cet indicateur est aux alentours de 30 heures par an en 2016.

Indicateur ONU: l’indicateur choisi ne correspond à aucun indicateur de suivi des SDG, mais est relié 9.1, car la congestion routière a des impacts sur "le développement économique et le bien-être de l’être humain", et limite l’accès effectif aux infrastructures.

Sources