Congestion routière

En 2017, l’automobiliste belge moyen passait 39h37 dans les encombrements. Pour atteindre lʹobjectif de développement durable dʹici 2030, ce chiffre doit diminuer.

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Congestion routière - Belgique et comparaison internationale

heures passées par automobiliste moyen par an

 20142015201620172017//2014
Belgique35.836.139.039.43.2
Allemagne29.529.629.529.90.5
France29.129.330.030.11.2
Pays-Bas30.430.331.331.91.6
//: Taux de croissance moyens

Commission européenne (2020), Hours spent in road congestion annually, https://ec.europa.eu/transport/facts-fundings/scoreboard/compare/energy-union-innovation/road-congestion_en (consulté le 19/11/2020).

Définition: le nombre d’heures passées par un automobiliste moyen dans les embouteillages chaque année. Son calcul suppose 2 trajets quotidiens de 30km (lors des heures de pointe du matin et du soir) et 220 jours de travail par an. Cet indicateur est calculé à partir des données de vitesse reçues des systèmes de navigation des voitures (Christidis et Ibañez Rivas, 2012). Les données proviennent de la Commission européenne.

Objectif: la congestion sur les routes doit diminuer.

Les objectifs de développement durable ou SDG adoptés par l'ONU en 2015 comprennent le sous-objectif 9.1: "Mettre en place une infrastructure de qualité, fiable, durable et résiliente, y compris une infrastructure régionale et transfrontière, pour favoriser le développement économique et le bien-être de l’être humain, en privilégiant un accès universel, financièrement abordable et équitable". L'inadéquation entre les infrastructures et la demande des utilisateurs entraine la congestion d’un réseau de transport. Celle-ci a des impacts économiques (durée et coût du transport plus élevés). En outre, elle limite l’accès effectif aux infrastructures.

La Vision stratégique fédérale à long terme de développement durable inclut l'objectif 22: "Toute personne aura accès à un mode de transport dont les émissions de gaz à effet de serre et de polluants, les impacts sur la biodiversité et sur la qualité de vie sont aussi faibles que possible" (Moniteur belge, 08/10/2013). La congestion d’un réseau de transport a des impacts sociaux (impacts variables sur différentes catégories de population, transports urgents bloqués) et environnementaux (consommation d’énergie et pollution plus élevées).

Évolution: l’indicateur de congestion sur les routes a augmenté en Belgique, allant de 35h50 passées dans les embouteillages en 2014 à 39h22 en 2017 (+10%). Cette tendance est confirmée par des indicateurs régionaux calculés sur la base d'autres données.

Comparaison internationale: la Belgique (39 heures par an en 2017) est le pays où cet indicateur est le plus élevé, parmi 25 pays de l'UE27 (il n'y a pas de données pour Chypre et Malte). Pour les 3 pays voisins, cet indicateur est aux alentours de 30 heures par an en 2017.

Ventilation selon la Région: des données comparables ne sont actuellement pas disponibles, mais en Région flamande, l’indicateur Filezwaarte op het snelwegennet, publié depuis 2012 (Statistiek Vlaanderen, 2019), montre également une tendance à l’augmentation, avec une stabilisation à partir de 2018. En Région wallonne, le taux d’utilisation des capacités des autoroutes est publié depuis 1990 (IWEPS, 2019, à partir de données du SPW - DG01 – Routes et bâtiments). Il est en augmentation continue.

Indicateur ONU: l’indicateur choisi ne correspond à aucun indicateur de suivi des SDG, mais est relié 9.1, car la congestion routière a des impacts sur "le développement économique et le bien-être de l’être humain", et limite l’accès effectif aux infrastructures.

Sources