Émissions de gaz à effet de serre non-ETS

  •  08/02/2018
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Émissions de gaz à effet de serre non-ETS

millions de tonnes CO2 équivalent

 20052010201120122013201420152015//20052015//2010
Belgique78.278.573.272.374.170.073.0-0.7-1.4
UE-282,848.42,738.02,623.22,599.42,567.22,478.22,520.7-1.2-1.6
//: taux de croissance moyens

Eurostat (2017), Émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs inclus sur la décision de répartition de l'effort (ESD) [t2020_35], http://ec.europa.eu/eurostat (consulté le 27/10/2017).

Ce texte provient du rapport Indicateurs complémentaires au PIB de février 2018.

Définition: cet indicateur donne les émissions de gaz à effet de serre (GES) des secteurs non couverts par le système communautaire d’échange de quota d’émission (en anglais ETS, Emission Trading System). Depuis 2005, l’ETS a été instauré dans l’Union européenne pour les entreprises émettant beaucoup de CO2 (par exemple la production d’électricité, la métallurgie, les minéraux non-métalliques ou les engrais). Les émissions de GES sont dès lors réparties en émissions du secteur ETS et en émissions des secteurs non-ETS, qui comprennent principalement le transport (hors aviation), les services, les logements, l’agriculture, les déchets et les industries non-incluses dans l'ETS. L'indicateur est exprimé en mégatonnes de CO2 équivalent (Mt CO2 éq.). Pour pouvoir comparer les évolutions en Belgique et dans l’UE 28, les données ont été transformées en indices (base 2005 = 100) dans le graphique ci-dessus. Les données proviennent d'Eurostat (2017).

Description: entre 2005 et 2015, les émissions de GES des secteurs non-ETS ont diminué en moyenne de 0,7 % par an en Belgique, passant de 78,2 à 73,0 Mt CO2 équivalent. Cette tendance à la baisse peut notamment être attribuée aux résultats des politiques menées (par exemple sur la consommation des voitures et la performance énergétique des bâtiments), à la crise économique et financière et aux variations du prix de l’énergie. En outre, les variations de la demande de chauffage des bâtiments, dues aux changements des conditions climatiques d’une année sur l’autre, expliquent en grande partie la variabilité annuelle des émissions de GES dans les secteurs non-ETS.

Sur la période 2005-2015, la diminution des émissions de GES (non-ETS) en Belgique (-6,7 %) a été un peu plus faible que celle observée dans l’UE 28 (-11,5 %). Lorsque les États membres sont répartis en trois groupes, la Belgique fait partie du groupe qui a des performances moyennes et fait moins bien que la moyenne européenne en 2015.

Objectif: la Vision stratégique fédérale à long terme de développement durable inclut l’objectif suivant: "Les émissions de GES belges seront réduites domestiquement d'au moins 80 % à 95 % en 2050 par rapport à leur niveau de 1990" (objectif 31). Pour aller dans la direction de l’objectif, cet indicateur doit diminuer.